Affichage des articles dont le libellé est Werner Herzog. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Werner Herzog. Afficher tous les articles

samedi 17 janvier 2015

My Son, My Son, what have Ye done?

Werner Herzog - 2009


Un titre tout en parole, les derniers mots de l'Être par qui est né le Monstre. A moins que ce murmure ne vienne d'en haut, comme l'insinue le troupeau de nuages amassés au dessus du fils. Obsédé par les oiseaux terrestres , mariés à la poussière pour l'éternité, Hanté par la grâce, l'enfant terrible annone des paroles incohérentes à la face de sa dulcinée , à la masse cette gamine, aveuglée. La maison flamants roses, coulisse d'un théâtre permanent, se retrouve, un beau matin de printemps, en état de siège. Tout le quartier est en alerte, Il a frappé dans la baraque des voisins, Herzog s’engouffre dans une gigantesque faille temporelle au goût folie et nous entraine dans les rapides, bien décidé à nous faire boire la tasse. L'aisance du réalisateur pour nous dépeindre des personnages improbables ne faiblit pas, bien au contraire. Taillés à même le vice, les voilà qui s’immiscent sur la scène de crime, vaguement interrogés par l'inspecteur au regard d'acier. Tous ont trempé dans la liqueur divine et trimballent , de plan en plan, les séquelles causées par un Michael Shannon en grande forme. Il a beau être seul contre le monde, sa silhouette est celle d'un prophète aux multiples confessions et son anatomie tout entière, de la pointe de son sabre au bout de ses cheveux bouclés , annoncent la prophétie : l'Histoire se répète, sorte de sphère couleur ballon de basket, et le flambeau doit être passé. Mais à quel prix?

mardi 7 février 2012

Werner Herzog


Aguirre, la colère de Dieu    1972


Du ciel, un corps céleste plonge tout entier dans l'atmosphère du nouveau monde. La colonie de fourmis descend, avec précaution, cet amas de roches vaporeuses, bercée par les choeurs angéliques de l'eau delà. 
"Je suis la colère de Dieu". 
Colère bornée et intrépide, qui n'a de respect que pour la chaire de sa chaire, colère farouche et insaisissable qui ne peut tenir en place. Aguirre doit se détacher de cette autorité trop pressante, quitte à l'éliminer, tout comme il doit partir, à le recherche d'Eldorado, à bord de ces radeaux de fortune. Animé par un besoin VITAL de gloire et de succès, l'envoyé d'en haut tourbillonnera des jours durant sur cette surface houleuse et dangeureuse, menant son équipage à perte. Entouré, submergé de petits singes, esprits malingres ressuscités qui couinent et le narguent d'un bout à l'autre de l'embarcation, Aguirre persistera dans son délire, rongé par la folie, noyé par les fluides de ce continent qui se joue de lui.




Coeur de verre, 1976


 Croule. Croule. Croule. Croule. Voir. Voir. Voir. Voir. Voir.

Les regards croulent, se perdent dans des paysages somptueux
Les regards sont vides, sont éteints ou retranchés au plus profond des êtres,
l'église de Verre est pleine d'animaux.

Les regards qui osent regarder loin apercevront ceci: une lueur d'espoir, dans le vol des oiseaux

Lueur d'espoir folle et mortelle,  mais aussi fabuleuse parce qu'elle est naïve et qu'elle est , dans la bulle de verre chaudement soufflée, le secret du Verre-Rubis est à jamais conservé..





Embarcations
L'une est funeste
L'autre remplie d'espoir. 
A moins que ce ne soit l'inverse