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samedi 1 août 2015

Love

Gaspar Noé - 2015 



Hublots lourdingues en équilibre instable sur le nez, main sur l’élastique du pantalon, balance la sauce Gaspar, on frétille du caleçon.

L'affiche baveuse au goût tendresse est à l'image du film : bancale. Le cliché t'allume sans réelle classe, puis te léchouille vaguement le creux du cou, pour s'effacer dans un souffle - relent de foutre électrique au fond de la gorge, poils hirsutes et indisciplinés en guise de souvenir, la nuit s'annonce sanguinaire.
Une bonne moitié du film est à jeter : préservatif souillé, lourdé contre un trottoir, l'ouverture manquée fait figure de préliminaires malingres, bâclés.
Malgré ces débuts difficiles , et à l'instar du couple exalté, le film prend peu à peu confiance en lui ; le bougre s'aventure en terrain miné, ENFIN!, soulevant les filles , déliant les langues et broyant les chairs à tour de bite, ne devenant passionnant que lorsqu'il transgresse ses propres règles : mi-trash , mi-niaise, la pellicule se gonfle d'orgueil lors de quelques passages romantiques improbables ( un simple dîner, une promenade), puis écarte allègrement ses cuisses afin de nous éblouir le temps d'un ébat mieux troussé qu'un autre. Gaspar Noé a beau nous proposer un film d'une vaine vanité, dont l'égo sur-dimensionné ruissèle à perdre haleine , l'alchimiste des sens épate - une fois encore- tant la technique est maitrisée. 


Love s'éclate à nous prendre en levrette : la position est familière, le plaisir inconstant; pourtant, bien après la séance, à la lueur d'une ampoule grésillante , il ne serait pas étonnant d'apercevoir, sur le ventre d'une conquête aux cheveux ambrés, l'ombre sibylline de Murphy, errant sur la chair laiteuse de l'amante dont le destin est scellé ..

samedi 15 mai 2010

CaRnE

"Un type tire sa crampe et Pour un Orgasme de 9 Secondes son enfant doit morfler pendant 60 ans "

Du grand Noé.
Saignant comme le plus juteux des Steaks.


Un Boucher. Sa fille. Une Orgie de Chaire.


Emouvante et glauque histoire que celle de ce bourreau viCtime, englué dans une Ville de merde. Entouré de Cons. Ne vivant que pour et par sa Fille.

Et puis toujours cette chaire. Sanglante, pâle, moite, bronzée.
Et puis toujours ce Cheval. Qui nous hante du début à la fin.



Epatant.

Comme si la Vie pouvait avoir un autre sens que sa propre Survie

Oui, si j'lencule assez fort je pourrais épargner à un innocent 60 ans de calvaire.. J'lencule, j'vais tous les enculer. Encore plus fort qu'ils ne l'ont fait.

5/6